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| La Congrégation des Sœurs Maronites de la Sainte Famille: "De la puissance à l'acte". "L'heure de la Providence a sonné. Il est temps de répondre à sa volonté et de passer à l'acte, d'entamer une œuvre qui nous est confiée…Osons entreprendre sans relâche". Monseigneur Elias Hoyek (1843-1931) En cette fin du XIXème siècle, le projet de fonder une Congrégation missionnaire féminine nationale, au service des plus démunis dans les régions les plus reculées, devient une priorité de ce grand homme de foi, visionnaire et artisan de l'indépendance du Grand Liban. Ses propos et son action résonnent toujours d'actualité et reflètent, si besoin est, sa politique éducative et sociale visionnaire: " L'instruction plus que simple qui suffisait autrefois à nos enfants devient tout à fait insuffisante et incomplète de nos jours. Ici, comme partout, une réforme pour être efficace doit commencer par la femme, par la mère de famille; or jusqu'ici les écoles des filles restent presque inconnues; il faut donc tout créer…" La Congrégation des Sœurs Maronites de la Sainte Famille est une Congrégation Libanaise religieuse missionnaire, de droit patriarcal, fondée par le Patriarche Elias Hoyek "pour le bien de l'Eglise et du pays", enracinée dans une terre, dans une histoire et dans une Eglise. Ces trois données: terre, histoire, Eglise ont un contexte commun, le Liban situé dans un univers pluriel, arabo-oriental, islamo-chrétien. Quelques repères historiques En 1895 la Congrégation des Sœurs Maronites de la Sainte Famille voit le jour à Jbeil, sous l'impulsion de la Mère Rosalie Nasr. Le 20 Décembre 1896, la jeune communauté formée de neuf religieuses s'installe à Abrine le 20 Décembre 1896 et commence à y accueillir des élèves de la région dès 1897. En 1899, Mère Rosalie Nasr est assassinée. Mère Stéphanie Kardouche prend les rennes de la congrégation, en ce début du XXème siècle marqué par une crise sociale et économique, notamment pendant la première guerre modiale (1914-1918). Suite à une demande adressée au gouvernement Ottoman, la Congrégation obtient une licence d'enseignement pour toutes les écoles de la Congrégation le 7 avril 1916. A la mort de Mère Stéphanie Kardouche, deuxième supérieure générale et co-fondatrice, la Congrégation compte quatorze institutions éducatives et une hospitalière. A la mort du Fondateur le 24 décembre 1931, la Congrégation compte dix neuf institutions éducatives, une institution hospitalière et quatre vingt quatorze religieuses. Entre 1937 et 1947, Mère Joséphine Hoyek (nièce du Fondateur) étend l'envoi en mission au-delà des frontières libanaises. Deux écoles secondaires sont mises en place en Syrie (Banias, Lattaquié), elles ferment leurs portes lors de la nationalisation en 1967 et se transforment en centre de prière et de mission. En 1961, le nombre total des institutions s'élève à cinquante sept (écoles, hôpitaux, dispensaires, maisons de retraites) dont quarante sept écoles. En 1967, à la demande de l'Eglise Maronite de Sydney en Australie, trois religieuses pionnières s'y rendent pour étudier les besoins de le communauté libanaise implantée là-bas. Aujourd'hui, quinze religieuses oeuvrent dans deux écoles secondaires, une maternelle, deux maisons de repos pour personnes âgées. Au Liban, cinq écoles sont contraintes de fermer leurs portes suite à la guerre entre 1975 et 1990. Depuis les années soixante, le besoin de formation spécialisée s'est fait ressentir, tant dans le secteur de l'éducation que dans le secteur hospitalier. La Congrégation met alors en place le centre catéchistique, un service pédagogique et des instituts techniques et universitaires de pédagogie et de soins infirmiers.
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